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Guider le mort Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Disposer les alliés Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Chant pour égayer Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Pleurer Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Petits chants ou chansons Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Solo de flûte Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Solo de guimbarde en fer Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Solo de guimbarde en bambou Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Le tambour frappe Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Petits chants Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Chanter le riz, 2 Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Chanter le riz Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Dérouler le chemin des richesses Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
Chanter l'eau Les Ema, ou Kemak comme les appellent leurs voisins, sont environ 50 000 et vivent au Timor central. Traditionnellement, ils sont organisés en petites communautés autonomes, gouvernées par des chefferies. Chaque communauté est rattachée à un territoire dont les limites ont pu varier au fil du temps. Ce territoire s'organise autour d'un centre : un lieu sacré situé sur les hauteurs d'une montagne, où sont construits les villages traditionnels. Pour ceux qui ont dû migrer vers les plaines, l'appartenance à une communauté est déterminée par référence à ce centre. Les enregistrements de ce disque ont été réalisés dans la communauté de Marobo. La musique Ema est principalement vocale. Elle est interprétée lors des cérémonies qui marquent les événements importants de la vie sociale, tant individuelle que collective. Elle peut être perçue comme l'émanation d'une collectivité, exprimant et renforçant la cohésion. Il existe des chants liés aux différents événements de la vie sociale Ema. On peut distinguer deux grandes catégories, chacune présentant plusieurs caractéristiques spécifiques. Les chants de la première catégorie sont directement liés à la pratique rituelle. L'élément primordial est le contenu verbal du chant. Le chant sert avant tout à solenniser les paroles prononcées. La fonction de « maître de la parole » se transmet de père en fils, en principe sans enseignement formel. Chaque fois que le père est appelé à officier, le fils l'accompagne. S'il sait rester attentif (car les chants ont souvent lieu la nuit), il apprendra vite et pourra, le moment venu, remplir son rôle et ainsi contribuer à la survie et au bien-être de la communauté dont il est le porte-parole. Le moment où le chanteur s'apprête à entonner son récit est empreint d'émotion. Certains l'incitent à commencer, tandis que d'autres réclament le silence pour qu'il puisse se recueillir. Afin de satisfaire les attentes de l'auditoire, le récit doit se dérouler sans faute ni omission. L'auditoire manifeste son approbation en se joignant au chœur soit à la fin du récit, soit au cours de ses différents épisodes. Les chants célèbrent les exploits d'ancêtres illustres ; ils retracent le parcours de ces ancêtres avant leur installation définitive et illustrent les différents épisodes liés à cette installation. Les chants de la seconde catégorie sont moins directement intégrés au rituel. L'accent est mis sur la joie et le caractère festif de l'événement. Le contenu verbal de ces chants est pauvre : parfois, quelques syllabes sont répétées à l'infini. Ce qui compte, c'est l'harmonie, la puissance et l'intensité des voix qui proclament la joie d'être ensemble. Le chœur domine, avec quelques solos occasionnels. Ces chants se caractérisent par l'improvisation, ou du moins une certaine liberté dans le choix de la formule, et surtout par le fait qu'ils sont accompagnés de danse. Les chants funèbres tels que le sio (« pleurer ») peuvent être considérés comme une catégorie intermédiaire. Les « pleurs » sont des appels aux morts pour qu'ils reviennent et des lamentations qui célèbrent à la fois le chagrin des proches et la grandeur du défunt. Il convient de noter le caractère collectif de tous ces chants. Il n'y a pratiquement aucun chant individuel. Quelques adolescents peuvent se réunir le soir pour chanter, mais les chants semblent hors de leur contexte habituel : celui des fêtes. Il existe cependant d'autres chansons où l'émotion et les sentiments individuels transparaissent ; ces chansons sont également appelées cantiga, d'après le terme portugais. -
(Tenganan) Redjang, Gamelan Selunding, Ritual Dance of Love Enregistrement de musique réalisé sur le terrain à Bali (Indonésie) par Louis Berthe entre 1961 et 1963. -
Tutorial video of the Pratinada interfaceInterface functionalities
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Son de l'arc à vide Field recordings made on Atauro Island (Timor-Leste), 2019-2023, by Dana Rappoport. -
Ənjuk haloʔ (mixed influences) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. D - Cure of the sick. -
Ənjuk modang (solo singer) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. D - Cure of the sick. -
Jɔng nyəlong (group of women) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. C - Songs -
Nɔk Naʔ (solo and chorus) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. C - Songs -
Tongluk təgguk (bamboo percussion) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. B - Other instruments -
Tong buwɛh (jew's harp) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. B - Other instruments -
Lukunwut (ring flute) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. B - Other instruments -
Əgung (gong) and təwung (drum) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. A - Ritual song, gongs and drums -
Ləppoʔ maut (for jatung utang, xylophone and sampɛʔ, lute) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE II - Modang. A - Ritual song, gongs and drums -
Jatung utang (wooden xylophone) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. C - Songs and other musical instruments. -
Tidaw (women's song) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. C - Songs and other musical instruments. -
Liyung bayu (for uding, jew's harp) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. C - Songs and other musical instruments. -
Kədingət (two flutes) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. C - Songs and other musical instruments. -
Təluy (prompter-leader-chorus singing) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. C - Songs and other musical instruments. -
Lutong (bamboo zithers) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. C - Songs and other musical instruments. -
Bəttik nilun (tatooing song) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. C - Songs and other musical instruments. -
Kanjɛt Təngən Ləttɔh (Dance With Sampɛʔ, Lute) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. B - Lute and mouth organ -
Jagang tigang (music for sampɛʔ, lute) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. B - Lute and mouth organ -
Udo kita, udo kibah, udo taing and udo maok (masks in a dance with kədirek, mouth organ) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. B - Lute and mouth organ -
Parap (solo ritual dance with leader-chorus singing) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. A - Music for entertainment, feasts, celebrations -
Dayung lung balau (welcome ceremony with leader-chorus singing) Music of the Kenyah and Modang recorded in 1977 by I Made Bandem, Nicole Revel-Macdonald and Jose Maceda, published with financial assistance of Unesco and Directorate of Culture of Indonesia. SIDE I - Kenyah. A - Music for entertainment, feasts, celebrations